Commune de Limagne au sud de la Communauté d'Agglomération Riom Limagne et Volcans, sa superficie est de 398 ha, avec 531 habitants en 2025. Les habitants de Chavaroux se nomment « les Chavarounaires ». Son altitude est de 330 m. en moyenne et de 362 m. en son point le plus haut avec une vue splendide sur les environs (plaine de la Limagne, la Chaîne des Puys et les monts du Forez).
Chavaroux se trouve à
L’origine du nom de Chavaroux semble être “Caurossa in pago limanioe”
(1015), ”Chavaros” (XIIIe s.) et vient probablement du patronyme gallo-romain “Cavarus”.
La paroisse de Chavaroux est placée sous le vocable de Saint-Léger évêque d’Autun, qui subit le martyre le 2 octobre de l’an 678.
Sous l’ancien régime Guillaume IV, comte d'Auvergne, de Velay, de Mâcon, de Bourges et duc d'Aquitaine, fait don à l’abbaye de Cluny de toutes ses possessions. Jusqu’à la Révolution Française, l’archiabbé de Cluny en est le seigneur, Chavaroux fait partie du point de vue ecclésiastique de l’archiprêtré de Clermont et pour le civil de l’élection de Clermont.
En 1094, sous le pontificat du pape Urbain II et le règne de Philippe Ier roi des Francs, deux seigneurs de la Maison de Thiers, Guérin et Auvin de Montpensier, sur le point de se faire moines donnent entre autres choses leurs terres de Chavaroux (Cavaroz) à l’abbaye de Cluny gouvernée alors par l’abbé Hugues de Semur. Ce fut sans doute l’origine de l’ancienne partie de l’église. Elle est remaniée en 1874 par la construction du clocher porche carré et de l’horloge avec un don de madame Tiallier des Moulins. Il existait par ailleurs un prieuré
dépendant de La Chaise-Dieu.
Au cours du XVIIIe, plusieurs fois le village fut victime de graves épidémies notamment en 1766. Au XVIIIe siècle, le village n’avait pas d’école mais deux sages-femmes.
L’école ouvre seulement en 1848 et ferme en 1990.
Au XIXe siècle le village suit l’évolution générale de la Grande Limagne. L'activité
essentielle était agricole - cultures de blé, betteraves fourragères, pommes de terre, luzerne. Une dizaine de fermes étaient réparties sur l'ensemble du territoire communal.
L'élevage peu important servait à nourrir la population locale et à payer les impôts. Vers 1800 sur Chavaroux il était recensé environ 400 moutons, 40 vaches, et 30 cochons.
La vigne était importante notamment sur la colline du Puy des Vignes (surtout dans les zones des Revieures, des Replats, des Quarterons et des Vignes). Un des chapiteaux de l'église représentant une grappe de raisin accompagnée d’un masque humain, un autre un personnage cueillant un fruit (peut-être une grappe de raisin !) témoigne de cette ancienne activité. Le 2 avril 1950, pour la fête du canton à Ennezat, Chavaroux avait fait un char du “Cru Revieure” (des petites pommes de terre teintées imitaient les grappes, les “boussets” quant à eux étaient bien remplis du vin de Chavaroux!...).
La première ligne téléphonique date de 1906, la boulangerie vers 1910, l’électrification vers 1930 et la ligne de la Société des Autobus Départementaux reliant Chavaroux à Clermont-Ferrand de 1945. En 1954, Chavaroux fut la première commune du département à être remembrée, ce qui permit l'augmentation des terres cultivables.
Petit à petit les cultures devinrent céréalières et majoritairement de maïs (d'autant plus qu'en 1965 fut créée la coopérative Limagrain). Aujourd'hui une seule exploitation (trois en 1987) est dédiée à l'élevage pour l'engraissement de viande bovine. L'artisanat local après 1900 a très longtemps été limité à 1 maçon et 1 maréchal-ferrant, des artisans ambulants complétant les besoins.
Les commerces dans les années 30 se composent d'une boulangerie, de deux cafés tabac, d'une épicerie (ouverte en 1937 et fermée dans les années 60) et de commerces ambulants dont 1 boucher qui débute en 1931. Aujourd'hui subsiste une auberge située place de la Mairie. L'ancienne école est désormais un immeuble de deux logements loué par la commune.